Le Luxembourg, premier pays à miner des astéroïdes ? (en savoir plus sur T'es Pas Net !)

Le Luxembourg, premier pays à miner des astéroïdes ?


Et ouais. Le Luxembourg ne se dote pas que d’une loi pour l’exploitation minière d’astéroïde, le petit pays vient de signer un accord à la hauteur de ses grandes ambitions avec DSI (Deep Space Industries), une société privée américaine.

L’accord prévoit l’exploration, l’utilisation et la commercialisation des ressources spatiales, d’après le communiqué de DSI sur son site. Il est le fruit d’un partenariat entre l’entreprise et la SNCI (Société Nationale de Crédit et d’Investissement).

La première partie du projet prévoit l’envoi de Prospector-X, un vaisseau de test en orbite basse. Son système de propulsion « Comet-1 utilisera la ressource la plus abondante dans le système solaire — l’eau — comme carburant ». La recherche se fera au Luxembourg et intégrera le programme spatial luxembourgeois LuxIMPULSE, géré par l’ESA (Agence Spatiale Européenne).

Le Luxembourg s'allie a DSI (Deep Space Industries) pour exploiter les ressources des astéroïdes

Illustration de l’objet de l’accord DSI-Luxembourg, par DSI

Le Luxembourg est le deuxième pays après les États-Unis à s’intéresser aux ressources spatiales. Dans les deux cas, le raisonnement juridique est le même : celui qui ramène des ressources sur Terre en est propriétaire. Pourquoi cet engouement soudain ? L’avancée technologie et la baisse des coûts dans l’industrie spatiale doit y être pour quelque chose… Mais ce n’est pas tout.

Le fait que, par exemple, le 19 juillet dernier, l’astéroïde 2011 UW158 contenant pour 5 400 milliards de dollars de platine est passé à 2,4 millions de kilomètres de notre belle Planète Bleue (seulement 6 fois la distance Terre-Lune) doit aussi y être pour quelque chose. Ceci n’est qu’un exemple, d’autres métaux rares (et moins rares) sont disponibles à quelques millions de kilomètre de chez vous.

Par ailleurs, à court terme, d’après le site du programme Space Resources, le Luxembourg envisage surtout d’exploiter les ressources spatiales pour stimuler l’exploration et l’habitabilité spatiale elle-même. En effet, récupérer dans l’espace les ressources nécessaires permettrait d’éviter d’avoir à les expédier depuis la Terre. Par exemple, l’eau récoltée pourrait alimenter des moteurs en séparant l’hydrogène et l’oxygène. Il suffirait dès lors de créer une station de ravitaillement en orbite basse. Le métal récolté peut être utilisé pour de la fabrication additive (impression 3D).